“Nous ne ferons aucune concession sur l’indépendance, la souveraineté et le statut égal de la RTCN”

Eklenme Tarihi: 30 Nisan 2021

“Nous ne ferons aucune concession sur l’indépendance, la souveraineté et le statut égal de la République Turque de Chypre Nord”.

C’est avec ces mots que le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a commenté la situation à l’issue des réunions informelles du groupe 5+1 sur Chypre à Genève.

Il a tenu une conférence de presse conjointe, jeudi au siège de l’ONU à Genève, avec le Président de la République , Ersin Tatar.

Le Chef de la diplomatie turque a rappelé qu’Ankara et la RTCN défendent une nouvelle solution à Chypre, basée sur l’existence de deux États souverains et égaux.

“Nous allons continuer à apporter un soutien très fort à la solution à 2 États souverains et égaux voulue par la République Turque de Chypre Nord”.

Cavusoglu en a profité pour dénoncer le comportement et l’approche du leader de la partie grecque de Chypre, Nikos Anastasiadis.

“Le leader grec de Chypre-sud n’a pas su apporter une nouvelle vision. Comme un disque rayé, il ne fait que répéter les anciens discours”, a-t-il dit.

Le ministre turc a expliqué qu’Anastasiadis a catégoriquement refusé une solution qui donnerait à la RTCN et aux Chypriotes-turcs un statut égal à celui des Chypriotes-grecs.

“Il a aussi rejeté les propositions du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres”, a-t-il ajouté.

De son côté, le Président de la RTCN, Ersin Tatar, a mis l’accent sur l’impossibilité de reprendre des négociations officielles avec la partie grecque si le statut égal de la RTCN n’est pas reconnu.

“Reprendre les négociations officielles sans une garantie de statut égal, en poursuivant dans les même anciennes conditions, n’a aucun sens”, a-t-il assuré.

Tatar aussi à critiquer l’approche des Chypriotes-grecs.

« L’objectif de la partie grecque est d’assurer la poursuite de la République de Chypre en faisant des modifications dans la constitution pour y intégrer les Chypriotes-turcs », a-t-il défendu.

Plus tôt dans la journée, Antonio Guterres avait fait savoir que faute d’avancée significative, les négociations officielles ne pourront pas reprendre.

“La réunion n’était pas facile, a-t-il dit. Au terme de nos efforts, nous n’avons pas trouvé le terrain d’entente nécessaire pour relancer les discussions officielles. Mais je ne renonce pas. Mon agenda consiste à lutter pour la sécurité et le bien des Chypriotes turcs et grecs, qui méritent de vivre ensemble dans la paix et la prospérité.”

Dans ce contexte, Guterres a annoncé qu’une autre réunion au format 5+1 sera organisée peut-être dans deux ou trois mois, après des préparatifs et des concertations.