Oktay : La Turquie ne cèdera pas le moindre pouce de ses terres

Eklenme Tarihi: 22 Ekim 2020

Le vice-président turc, Fuat Oktay, a déclaré, mercredi, que son pays ne cédera pas le moindre pouce de ses terres ni une seule goutte de ses eaux territoriales à qui que ce soit, pas seulement à la Grèce.

Ces propos du président turc ont été relayés, lors d’une émission en direct, diffusée mercredi soir sur la chaîne de télévision locale CNN Türk, au cours de laquelle il a évoqué un certain nombre de sujets de préoccupation pour la Turquie.

Oktay a ajouté que “la Turquie a son propre plateau continental qu’elle explore. Tout comme dans la mer Noire, la Turquie effectue des forages dans son plateau continental en Méditerranée et pour cela elle n’a pas besoin de la permission ni de l’approbation de quiconque”.

Il a expliqué que “son pays poursuivra ses travaux d’exploration et ses activités de recherche sismique en Méditerranée, ainsi que dans la République turque de Chypre du Nord”.

Il a insisté que “la Turquie ne cédera à personne, pas seulement à la Grèce, un pouce de ses terres ou une goutte de ses eaux territoriales, étant donné qu’il est question des droits des générations futures, car elle ne compte renoncer à ses intérêts pour personne, quel qu’en soit le prix”.

Oktay a rappelé que “son pays ne s’est ingéré dans les activités d’exploration d’aucun pays, et il n’acceptera aucune ingérence dans ses affaires, soulignant qu’il n’effectue que des travaux liés à ses droits, sur ses terres et sa patrie bleue”.

La Méditerranée orientale connaît des tensions pendant que la Grèce continue de prendre des mesures unilatérales avec la partie chypriote grecque et certains autres pays de la région concernant les zones de juridiction maritime.

Athènes ignore également de traiter positivement l’offre d’Ankara pour mener des négociations sur les questions liées à la Méditerranée orientale, à la mer Égée afin de trouver des solutions justes aux problèmes.

**La Turquie n’hésitera pas à fournir un soutien militaire à l’Azerbaïdjan si Bakou le demande.

“L’Azerbaïdjan a raison de défendre sa cause et ses terres, tandis que l’Arménie est un Etat occupant. Elle doit se retirer des terres qu’elle occupe”, a déclaré Oktay.

Il a souligné que “l’Azerbaïdjan est désormais dans une meilleure position et a prouvé son efficacité sur le champ de bataille”.

Il a expliqué que l’Administration d’Erevan essaye de couvrir ses problèmes politiques internes à travers le facteur anti-turc, comme le fait souvent la Grèce.

Il a qualifié l’Arménie “d’État occupant, terroriste et lâche étant donné qu’elle visait des civils avec des missiles”.

Le vice-président turc a dénoncé cet État terroriste qui se plaint et qui, en même temps lance des attaques contre des civils avant même que l’encre de sa signature sur l’accord de cessez-le-feu ne sèche, ce qui est inconcevable, selon ses dires.

Il a souligné que “la Turquie se tient aux côtés de l’Azerbaïdjan et elle n’hésitera pas à lui fournir un soutien militaire si Bakou le demande”, tout en mettant l’accent sur les développements inattendus qui se sont produits du côté arménien, conformément aux accords de coopération militaire existants entre les deux pays.

Après la dissolution de l’Union soviétique, l’Arménie a occupé des terres azerbaïdjanaises. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait envoyé 4 résolutions à l’Arménie pour mettre fin à son occupation. Des résolutions auxquelles Erevan n’a pas répondu.

Le 27 septembre, l’armée azerbaïdjanaise a lancé une opération dans la région occupée du Haut-Karabakh, en réponse à une attaque arménienne visant des zones civiles.

Dans le cadre de cette opération, l’armée a pu libérer les villes de Fuzuli, Zangilan et Jabrayil et plus de 100 zones résidentielles.