Sommet de l’UE : Ankara critique les décisions adoptées concernant la Turquie

Eklenme Tarihi: 25 Haziran 2021

Le ministère turc des Affaires étrangères a critiqué les décisions adoptées par l’Union européenne (UE) concernant la Turquie.

C’est ce qui ressort d’un communiqué diffusé vendredi par le ministère, à propos des décisions adoptées lors du Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’UE.

“Les décisions adoptées sont loin des démarches attendues et nécessaires”, affirme le ministère, rappelant qu’Ankara assume ses responsabilités quant à faire baisser la tension et à lancer le dialogue et la coopération.

“Le fait que l’UE retarde la mise en œuvre de l’agenda positif, dont même la mise à jour de l’accord sur l’Union douanière, est un signe de manque de volonté et d’abus de l’adhésion par un ou deux pays membres. Notre opinion est confirmée également par le fait que notre statut de candidature n’est pas mentionné dans le texte. Au lieu de proposer un dialogue sur la suprématie du droit et les droits fondamentaux, l’UE peut créer la base d’un progrès dans notre pays, concernant les chapitres 23 et 24.”

Le ministère a aussi commenté la partie sur le paquet d’aide financier, soulignant qu’il “n’est pas destiné à la Turquie mais aux demandeurs d’asile syrien”.

“C’est, en effet, une démarche vers la paix et la sécurité de l’UE, lit-on dans le communiqué. Réduire la coopération dans le domaine migratoire à l’aspect financier seulement, est une approche erronée. Viser la coopération sera profitable pour toutes les parties.”

Abordant également les décisions sur Chypre, la Diplomatie turque les a qualifiées de “répétition des points de vue de la partie grecque et chypriote grecque”.

“L’UE ignore les Chypriotes turcs ainsi que leurs droits égaux, a insisté le communiqué. Il n’y aura pas de solution durable à la question chypriote tant que l’UE persiste sur sa position. À cette occasion, nous appelons une nouvelle fois de plus l’UE à voir les faits dans l’île, à reconnaître les Chypriotes turcs et leurs droits acquis et à tenir les promesses faites en 2004.”

Le ministère a conclu que l’accord du 18 mars doit être révisé en profondeur et mis en œuvre pour qu’il parvienne aux besoins actuels et aux intérêts communs.