Tatar:Toute résolution à Chypre doit être basée sur l’existence de deux États souverains égaux

Eklenme Tarihi: 09 Mart 2021

Le Président de la République Turque de Chypre Nord (RTCN), Ersin Tatar, a déclaré que “toute résolution à Chypre doit être basée sur l’existence de deux États souverains égaux qui vivent côte à côte sur l’île”.

Ersin Tatar s’est entretenu, lundi, avec l’envoyée spéciale de l’ONU pour Chypre, Jane Hall Lute, au palais présidentiel de la capitale de la RTCN, Lefkosa (Nicosie).

Le président chypriote turc a fait des déclarations à la presse à l’issue de la réunion.

Il a rappelé qu’une réunion non-officielle du Groupe 5+1 des pays garants aura lieu du 27 au 29 avril prochain sous l’égide des Nations Unies.

“Nous avons discuté du cadre et de l’agenda de cette prochaine réunion”, a-t-il fait savoir.

“Nous avons discuté des ajustements du secrétaire général de l’ONU, des réunions collectives et bilatérales, et des détails relatifs”, a-t-il ajouté.

Réitérant que le RTCN participera à la réunion avec bonne volonté pour un accord juste et durable, il a souligné qu’ils recherchent une base différente de celle des réunions précédentes, qui se concentraient sur la recherche d’un accord autour d’une solution fédérale, “et qui n’ont rien produit”.

“Si un accord doit être conclu à Chypre, il devra se baser sur la coopération de deux États égaux vivant côte à côte, sur la base de l’égalité souveraine”, a déclaré le président de la République turque de Chypre du Nord.

“J’ai dit à Lute que ces deux États devront bénéficier du même statut international, c’est ainsi qu’un accord pourra être trouvé”, a-t-il encore expliqué.

Il a également souligné que le peuple chypriote turc revendiquera sa souveraineté, son indépendance et son droit à l’autonomie.

Tatar a par ailleurs rappelé que lors du référendum pour l’adoption du “Plan Annan” pour Chypre, la partie turque a dit OUI, alors que la partie grecque a dit NON, ce qui n’a pas empêché l’intégration de la partie grecque à l’Union Européenne.

“L’accord devra être basé sur notre État, notre souveraineté et le droit d’intervenir de notre mère patrie, la Turquie”, a encore déclaré Tatar.

La réunion officieuse 5 + 1 – comprenant les deux côtés de Chypre, les trois pays garants (Turquie, Grèce, Angleterre), plus l’ONU, devrait se tenir du 27 au 29 avril à Genève.

En 1974, un coup d’État chypriote grec visant l’annexion par la Grèce a conduit à l’intervention militaire de la Turquie en tant que puissance garante pour protéger les Chypriotes turcs de la persécution et de la violence